DAX (40) 11.12.2018

Résumé
Observation du passage silencieux de trois PANs qui se suivent dans le ciel nocturne : manque d'informations fiables.
Description
Le mardi 11 décembre 2018 un témoin après avoir regardé un film à la TV, écoute de la musique en regardant les étoiles dans le ciel dégagé. A 01h30 il est intrigué par une lumière, puis par trois PAN dont deux sont de forme ovale et blanc et un triangulaire noir. Le passage est rapide et les PAN disparaissent cachés par un immeuble voisin. L'observation a duré entre 30 secondes et une minute. Un seul témoignage sera recueilli.
L’analyse du cas (voir le compte rendu d'enquête) n’a pas permis d’envisager d’hypothèse explicative, tout au moins à ce stade, car les propos du témoin sont peu précis. Les dessins des PAN observés ne donnent pas d’indication d’un phénomène particulier connu : l’étrangeté reste forte.
Comme pour l’impossibilité de confirmer la présence de nébulosité réelle le jour de l’observation, il convient de rappeler que le témoin s’est contredit à propos de la date de prise de vue des photos d’ambiance, puisqu’il a déclaré dans un premier temps les avoir prises le lendemain de l’observation, puis après le 18 décembre 2018. De plus, et malgré les relances, le témoin n’a pas répondu à plusieurs questions permettant de mieux cerner l’observation, notamment sur les points suivants :
- quel film était regardé à la télévision avant l’observation afin de lever toute ambigüité sur la date de l’observation : d’après le témoignage, l’observation a eu lieu durant la nuit du 10 au 11 décembre, mais pourrait également avoir eu lieu durant la nuit du 11 au 12 décembre, puisque le témoin évoque la date du mardi tout en parlant de ce qu’il a fait durant la soirée. Il est d’ailleurs à noter que lors de son premier contact mail avec le GEIPAN, le témoin évoque la date du mardi soir : « j ai vu mardi soir trois ovnis il était 1h30 ». Or, il est à noter que la chaîne W9 a diffusé une soirée consacrée aux OVNI dans le cadre de son émission « Au cœur de l’étrange » le 11 décembre au soir d'après le programme de Toutelatele. Cette diffusion aurait pu influencer le témoin ;
- la phrase du témoin «l’étoile du berger était très lumineuse elle a reflété le triangle noir aussi non je ne l’aurai pas vu » est ambiguë : en fait l’étoile du berger (plus vraisemblablement Sirius dans le cas présent), ne peut pas se refléter directement sur le triangle noir étant un astre lointain, mais elle pourrait faciliter sa vision. Interrogé sur ce point pour préciser sa pensée, le témoin n’a jamais répondu.
La description du PAN peut évoquer un vol groupé de lanternes volantes, puisque les PAN se suivent à la file. Toutefois, la forme des PAN ainsi que leur trajectoire par rapport au vent ne sont pas du tout cohérentes avec des lanternes volantes.
L’observation ayant eu lieu à une fenêtre, l’hypothèse d’un reflet d’appareils électriques peut également être envisagée. Toutefois, on peut noter que le témoin a ouvert la vitre durant l’observation, ce qui parait très incohérent avec l’hypothèse d’un reflet.
Il est à noter que le 12 février 2019, le témoin a contacté de nouveau le GEIPAN pour évoquer l’observation de pilotes irlandais qu’il juge identique à la sienne. Il s’agit de l’observation d’un PAN par plusieurs pilotes de ligne dans le ciel irlandais au petit matin du 09 novembre 2018 rapporté entre autre par La Dépêche. Or, cette observation par les pilotes, qui évoque fortement l’observation d’un bolide de par sa rapidité et sa description, présente peu de ressemblance avec ce cas. On ne peut donc pas établir que les deux observations sont similaires.
D’étrangeté assez forte, mais de faible consistance (témoin unique, pas de photo, manque de précisions du témoignage), ce cas s’avère être non identifiable par manque de données fiables.
Malgré la sincérité apparente du témoin, le cas ne peut pas être étudié plus en détail, car malgré plusieurs relances, des questions portant sur des points de détails de l’observation sont restées sans aucune réponse. De plus, le témoignage présente des imprécisions de date. Aucune hypothèse explicative ne peut donc être privilégiée avec les éléments fournis.
Le cas est classé C, cas non explicable par manque de données fiables.