PLOUHINEC (56) 19.01.2023
Résumé
Observation du passage silencieux d'un PAN triangulaire dans le ciel nocturne : phénomène non identifié par manque de données objectivées.
Description
Le 19 janvier 2023 vers 19h50 un témoin depuis son domicile sur la commune de Plouhinec (56), observe vers le sud-est un PAN en forme de triangle isocèle. L'ensemble de la surface inférieure du PAN est éclairé de lumières de couleur jaune uniforme. Ce PAN est affecté d'un faible déplacement vers la gauche et se trouve, visuellement, sous des fils électriques passant devant la maison. Le témoin tente de capturer le PAN en photo, sans succès. En effet, sur l'écran de visualisation, en lieu et place de l'image du PAN, se trouve une couleur bleu ciel, jamais observée auparavant avec cet appareil. A cet instant, le PAN n'est plus remarqué par le témoin, se trouvant masqué entièrement par l'appareil photo. Lorsqu'il abaisse cet appareil afin d'observer de nouveau le PAN à l'œil nu, il constate que le PAN n'est plus présent et que l'écran de visualisation de l'appareil redevient normal.
Le témoin a transmis son observation au GEIPAN deux mois après les faits, permettant la réalisation d'une enquête de terrain par deux experts le 13 mai 2023. L'enquêteur principal a ensuite mené de nombreux échanges avec le témoin pour approfondir le recueil de données, aboutissant au prêt de l'appareil photo original. Une campagne de tests techniques a ainsi été conduite la semaine du 31 juillet 2023. Les résultats de ces tests figurent en annexe 1 ( voir le compte rendu d'enquête).
L'étude de la carte CNOA* et des données du site spécialisé « ADS-B.NL » révèle qu'aucun trafic aéronautique pouvant correspondre au PAN, n'était présent au moment de l'observation, dans l'azimut du phénomène.
L'analyse effectuée à partir de l'ensemble des données recueillies conclut que :
- Le témoin a pu restituer avec précision les différents éléments relatifs à l'apparence et au comportement du PAN, sans jamais se contredire aussi bien entre le QT, que lors de l'enquête terrain et des échanges ultérieurs.
- L'observation, bien que brève, fait état d'un phénomène dont les caractéristiques sont difficiles à rapprocher de phénomènes connus. Nous avons toutefois exploré l'hypothèse d'un drone, potentiellement d'origine militaire. Cependant, l'apparence du PAN comme sa présence dans la zone d'observation restent incompatibles avec cette hypothèse. Par ailleurs, les dimensions possibles calculées pour le PAN, en tenant compte de la surestimation faite par le témoin de sa taille apparente, impliquent que ce drone devait être d'une certaine envergure et se trouver à proximité du témoin - soit à environ 15/20 m pour un drone d'environ 50 cm à 1 m. Une telle proximité amènerait d'autres contraintes (survol interdit, perception du bruit...) qui n'ont pas été validées par l'enquête.
- Divers épiphénomènes relevés par le témoin ont pu, pour la plupart, trouver une explication logique et/ou ne pas avoir de lien avec le PAN. Nous pouvons citer par exemple :
-- L'existence d'un décalage de l'horloge interne de l'appareil photo pour lequel nous avons démontré qu'il était déjà présent au moins depuis pratiquement 18 mois.
-- La présence d'un artefact trouvé au sol par le témoin, constitué de brindilles disposées en triangle, est notée. Bien que le témoin semble lier cet élément à son observation de manière indirecte (envisageant la reconstitution d'un tiers, enfant ou autre), aucun élément objectif de l'enquête ne permet de confirmer ce lien.
- Une analyse assez poussée de l'appareil photo utilisé par le témoin, et ayant présenté de manière inopinée un écran bleu lors de la tentative de photographier le PAN se conclut ainsi : « bien que nous ayons pu, lors de nos tests, recréer un écran bleu très similaire à celui observé par le témoin, sa génération pendant l'observation nécessite une succession de fausses manipulations qui paraissent inenvisageables dans le contexte et/ou l'existence d'au moins une image bleutée en mémoire, qui, bien que théoriquement possible, s'est avérée en pratique être impossible à restituer lors de l'observation du PAN ». L'apparition de cet écran bleu, jamais observé auparavant sur cet appareil en possession des témoins depuis une dizaine d'année, reste pour le moment inexpliquée.
En conclusion, l'étrangeté résiduelle après enquête demeure importante au regard de phénomènes connus. L'hypothèse drone largement explorée, n'a pu être consolidée. Le dossier d'enquête a été présenté en comité d'expert du GEIPAN (en dernier lieu le 03 Décembre 2025) lequel a souligné que, selon les critères du GEIPAN, la consistance* du témoignage demeurait moyenne en dépit d'une enquête poussée et la parfaite collaboration du témoin. En particulier, plusieurs éléments rapportés, considérés comme annexes à l'observation, semblent donner lieu à des interprétations qui n'ont pu être reliées au PAN.
En conséquence, le GEIPAN classe de cas en « C », phénomène non identifié par manque de données objectivées.
CONSISTANCE : Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.
CNOA aujourd'hui CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace).
IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr).
Le témoin a transmis son observation au GEIPAN deux mois après les faits, permettant la réalisation d'une enquête de terrain par deux experts le 13 mai 2023. L'enquêteur principal a ensuite mené de nombreux échanges avec le témoin pour approfondir le recueil de données, aboutissant au prêt de l'appareil photo original. Une campagne de tests techniques a ainsi été conduite la semaine du 31 juillet 2023. Les résultats de ces tests figurent en annexe 1 ( voir le compte rendu d'enquête).
L'étude de la carte CNOA* et des données du site spécialisé « ADS-B.NL » révèle qu'aucun trafic aéronautique pouvant correspondre au PAN, n'était présent au moment de l'observation, dans l'azimut du phénomène.
L'analyse effectuée à partir de l'ensemble des données recueillies conclut que :
- Le témoin a pu restituer avec précision les différents éléments relatifs à l'apparence et au comportement du PAN, sans jamais se contredire aussi bien entre le QT, que lors de l'enquête terrain et des échanges ultérieurs.
- L'observation, bien que brève, fait état d'un phénomène dont les caractéristiques sont difficiles à rapprocher de phénomènes connus. Nous avons toutefois exploré l'hypothèse d'un drone, potentiellement d'origine militaire. Cependant, l'apparence du PAN comme sa présence dans la zone d'observation restent incompatibles avec cette hypothèse. Par ailleurs, les dimensions possibles calculées pour le PAN, en tenant compte de la surestimation faite par le témoin de sa taille apparente, impliquent que ce drone devait être d'une certaine envergure et se trouver à proximité du témoin - soit à environ 15/20 m pour un drone d'environ 50 cm à 1 m. Une telle proximité amènerait d'autres contraintes (survol interdit, perception du bruit...) qui n'ont pas été validées par l'enquête.
- Divers épiphénomènes relevés par le témoin ont pu, pour la plupart, trouver une explication logique et/ou ne pas avoir de lien avec le PAN. Nous pouvons citer par exemple :
-- L'existence d'un décalage de l'horloge interne de l'appareil photo pour lequel nous avons démontré qu'il était déjà présent au moins depuis pratiquement 18 mois.
-- La présence d'un artefact trouvé au sol par le témoin, constitué de brindilles disposées en triangle, est notée. Bien que le témoin semble lier cet élément à son observation de manière indirecte (envisageant la reconstitution d'un tiers, enfant ou autre), aucun élément objectif de l'enquête ne permet de confirmer ce lien.
- Une analyse assez poussée de l'appareil photo utilisé par le témoin, et ayant présenté de manière inopinée un écran bleu lors de la tentative de photographier le PAN se conclut ainsi : « bien que nous ayons pu, lors de nos tests, recréer un écran bleu très similaire à celui observé par le témoin, sa génération pendant l'observation nécessite une succession de fausses manipulations qui paraissent inenvisageables dans le contexte et/ou l'existence d'au moins une image bleutée en mémoire, qui, bien que théoriquement possible, s'est avérée en pratique être impossible à restituer lors de l'observation du PAN ». L'apparition de cet écran bleu, jamais observé auparavant sur cet appareil en possession des témoins depuis une dizaine d'année, reste pour le moment inexpliquée.
En conclusion, l'étrangeté résiduelle après enquête demeure importante au regard de phénomènes connus. L'hypothèse drone largement explorée, n'a pu être consolidée. Le dossier d'enquête a été présenté en comité d'expert du GEIPAN (en dernier lieu le 03 Décembre 2025) lequel a souligné que, selon les critères du GEIPAN, la consistance* du témoignage demeurait moyenne en dépit d'une enquête poussée et la parfaite collaboration du témoin. En particulier, plusieurs éléments rapportés, considérés comme annexes à l'observation, semblent donner lieu à des interprétations qui n'ont pu être reliées au PAN.
En conséquence, le GEIPAN classe de cas en « C », phénomène non identifié par manque de données objectivées.
CONSISTANCE : Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.
CNOA aujourd'hui CAPCODA : Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace).
IPACO : logiciel d'analyse et de traitement d'images du GEIPAN (IPACO.fr).