CERGY PONTOISE (95) 1979

Résumé
"L'enlèvement" de Cergy-Pontoise.
Description
Les noms des différents protagonistes ont été anonymisés comme sur les procés verbaux. L'histoire qui va suivre a eu un grand retentissement auprès des médias du fait des principaux protagonistes qui n'ont jamais recherché la discrétion, bien au contraire. Les différents événements qui la composent se sont passés sur une période de temps relativement longue et dans des lieux assez divers. La quantité d'informations est donc importante et a fait, entre autres, l'objet de la note technique N°6 GEPAN référencée dans les documents du cas. Le 26 novembre 1979 vers 05 heures du matin, le commissariat de police local reçoit un appel téléphonique de T3 qui les informe que son "copain a été enlevé par un OVNI". Une patrouille est immédiatement détournée sur les lieux. Sept policiers et gendarmes se retrouvent bientôt sur les lieux avec trois témoins, T3, T2 et T1, amis du disparu et témoins de "l'enlèvement". Les témoins expliquent qu'ils se préparaient à aller vendre des "jeans" sur le marché voisin, quand ils ont observé une lueur au-dessus de la route. T1 au volant de la voiture s'est dirigé vers la lueur. Celle-ci s'est alors placée au-dessus de la voiture, l'enveloppant de brouillard et de petites boules clignotantes. Lorsque le brouillard s'est dissipé, la lueur est partie "comme un éclair" dans le ciel. C'est alors que T3 a constaté que T1 n'était plus dans la voiture. Devant les autorités, les trois témoins ont des attitudes très différentes, allant de l'indifférence jusqu'à une grande surexcitation. Dès les premières auditions, des divergences apparaissent dans les témoignages et les reconstitutions effectuées conduisent elles aussi à des contradictions sur l'emploi du temps des témoins la veille et le matin de la disparition, la position de la voiture au moment des faits et la trajectoire de la lueur. La Gendarmerie prévient le GEPAN dès le 26 mais la presse est également avertie par l'un des témoin et dès le 27 et journalistes et enquêteurs privés affluent de toute la région. Dès le 28, radios et journaux relatent l'affaire dans tous ses détails, les avis et interprétations se multiplient au gré d'interviews diverses et variées. Cependant, aucun élément nouveau n'apparaît avant le trois décembre 1979 date à laquelle la mère de T1 informe la Gendarmerie du retour de son fils et que T3 informe une radio sur le retour de son copain. Les gendarmes retrouvent effectivement T1 chez T2 en compagnie de sa famille et d'une journaliste. T1 déclare s'être retrouvé dans un champ de choux prés de l'immeuble de T2. Le GEPAN essayera de rassembler le maximum d'informations objectives sur cette affaire très largement médiatisée. Il lui sera extrêmement difficile de le faire, les témoins se dérobant sans cesse dès qu'il s'agit de réunir des éléments concrets, préférant la compagnie des journalistes et de certains enquêteurs privés avec lesquels ils étaient beaucoup plus prolixes. Au fur et à mesure des conférences de presse et des déclarations, le discours des témoins se modifie et il devient rapidement évident aux yeux des enquêteurs du GEPAN que les faits rapportés ne sont pas crédibles. Cette hypothèse est renforcée par une analyse de sang montrant qu'il est peu probable que le "disparu T1" ait fait un séjour en apesanteur. La découverte d'une rangée de choux desséchés " par la boule lumineuse" dans le champs où est réapparu T1 relancera l'émoi dans cette petite ville. L'enquête montrera vite que ces choux étaient parfaitement normaux et avaient été délaissés par leur propriétaire pour servir d'engrais, ce que confirmera d'ailleurs une analyse d'échantillons prélevés par le GEPAN. Bien que les témoins aient toujours maintenu leurs témoignages y compris devant le procureur de la République, le GEPAN considère qu'il s'agit là d'une supercherie dont le déroulement discrédite le travail scientifique qu'il essaye de promouvoir.