SAINT-SEVERIN (16) 10.11.2025

Summary
Observation de la présence de deux PAN lumineux, stationnaires et une disparition progressive dans le ciel dégagé : phénomène non identifié par manque de données.
Description
Le 10 novembre 2025, vers 18h45, à Saint-Séverin (16), un témoin observe deux sources lumineuses stationnaires situées vers le sud-est, à une élévation d'environ 45°. Ces objets, présentant une luminosité notablement supérieure aux astres environnants, demeurent immobiles avant de disparaître progressivement après trois minutes d'observation, bien que le ciel soit dégagé. Aucun autre témoignage n'a été recueilli concernant cet événement.

L'étrangeté du cas repose sur l'intensité lumineuse inhabituelle des deux PAN, leur proximité relative, l'absence de mouvement propre ainsi que leur disparition progressive dans un ciel parfaitement dégagé.
La consistance* du cas est moyenne, avec un témoin unique et une absence de photo ou de vidéo du PAN.
*Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.

Trois hypothèses ont été étudiées (voir le compte rendu d'enquête).
• L'hypothèse astronomique a rapidement été écartée car aucun astre, et a fortiori deux, doté d'une telle luminosité n'étant présent dans la direction sud-est à l'heure des faits.
• L'hypothèse de l'observation de satellites particulièrement lumineux a également été rapidement écartée, aucun objet en orbite ne peut maintenir une position stationnaire durant trois minutes. La cinématique des satellites en orbite basse, qui impose une vitesse de déplacement élevée, est par nature incompatible avec l'immobilité décrite par le témoin.
• L'hypothèse d'aéronefs, notamment des hélicoptères, reste envisageable : l'orientation de leurs projecteurs vers le témoin expliquerait la forte intensité lumineuse perçue ainsi que l'absence de bruit sonore.Toutefois, l'analyse des cartes aériennes fournies par le CAPCODA ne permet pas d'identifier formellement les appareils en cause.
* Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (Armée de l'Air et de l'Espace).

Nous relevons la difficulté de positionner avec précision les lumières observées et de confirmer leur immobilité dans un ciel nocturne sans référence. L'absence de photo/ vidéo qui aurait pu aider à l'analyse de ce cas ne permet pas d'aller plus loin dans l'analyse. Le PAN comparé à deux étoiles, de par son aspect, ne présente pas d'étrangeté particulière pour un ciel nocturne.

En conséquence, le GEIPAN classe le cas en « C »: phénomène non identifié par manque de données.