[A35] DE BARTENHEIM (68) VERS MULHOUSE (68) 15.08.2024
Le témoin principal T1, accompagnée de son mari (T2), reviennent d'un concert à Bâle. T1 conduit sur l'autoroute A35 tandis que son mari dort à côté. Vers 23 heures 52, peu avant la sortie Kembs/Sierentz, T1 remarque par sa fenêtre ouverte sur sa gauche trois points lumineux rouges clignotants dans le ciel, ainsi qu'un point blanc pris pour une étoile. Ces lumières forment un triangle presque équilatéral, et des clignotements apparaissent de manière intermittente. T1 réveille alors son mari qui lui dit voir ces lumières et pense à un aéronef. T1 lui demande de filmer les lumières rouges. Étant à moitié endormi, son mari parvient à faire une vidéo avant de reposer son téléphone et de se rendormir. T1 continue l'observation et remarque que les lumières rouges, initialement stables, commencent à se rétrécir, semblant s'éloigner vers Sierentz. Après avoir pris la sortie Kembs/Sierentz, T1 sort de sa voiture à 23h55 et ne voit plus aucune lumière dans le ciel. D'après le témoin, l'observation aura duré en tout environ 3 minutes.
La consistance* du cas est moyenne : 2 témoins sont mentionnés, mais la vidéo du PAN pourtant longue de plusieurs minutes, ne permet de le distinguer que quelques secondes.
*Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.
L'enquête a pu démontrer qu'il y a eu en réalité deux phénomènes distincts, assez semblables, ce qui a probablement contribué à la confusion de T1 : la présence sur zone d'un aéronef et de reflets sur le parebrise (voir le compte rendu d'enquête).
• L'examen des cartes aéronautiques montre qu'au moment de l'observation, un aéronef militaire se trouvait dans l'axe d'observation, longeant l'autoroute sur laquelle se trouvaient les témoins, allant dans le même sens (le témoin indique que le PAN se trouvait parfois caché par les arbres bordant l'autoroute). Nous n'avons pas pu identifier formellement cet aéronef, mais le fait qu'il se déplace en zig-zag, que son code IFF soit typique d'un code militaire et que sa disparition sur les cartes aéronautiques se fasse dans l'axe et près de la base aérienne de Luxeuil sont des éléments qui appuient l'hypothèse.
L'absence de bruit perçu s'explique par la distance d'observation, l'aéronef évoluant à haute altitude, et le bruit ambiant émis par le véhicule des témoins en déplacement sur l'autoroute.
• L'aspect du PAN ainsi que son déplacement apparent sur la vidéo évoquent des reflets, hypothèse déjà envisagée par l'enquête de gendarmerie, et ce d'autant plus que la vidéo est faite en direction du pare-brise du véhicule des témoins. Une analyse de la vidéo a permis d'identifier formellement la source de ce reflet : des lumières d'un panneau de commandes de lève-vitres électriques.
Le GEIPAN classe ce cas en « B » : observation probable d'un aéronef militaire pour le PAN observé visuellement et en « A » : reflets de lumières provenant de l'habitacle de la voiture pour le PAN de la vidéo.