GRANDE-MOTTE (LA) (34) 03.11.2025
Summary
Observation des évolutions de "7 formes blanches" dans le ciel et disparitions progressives : observation de trainées de condensation d'avions de ligne.
Description
Le 03 novembre 2025 à 17h35, un témoin unique, de la plage de La Grande-Motte, observe sept PAN de formes blanches et allongées à l'horizontale. Peu après le coucher du Soleil, ces PAN se déplacent lentement à l'ouest, certains circulant de gauche à droite et d'autres en sens inverse. Après quelques minutes d'évolution, ils disparaissent progressivement en diminuant de taille sous l'effet de l'éloignement. Le témoin réalise cinq photographies avec son smartphone, apportant des données visuelles exploitées pour l'expertise. Aucun autre témoin ne s'est manifesté auprès du GEIPAN.
La consistance* de ce cas est bonne, malgré un unique témoignage, l'exploitation des cinq photographies réalisées par l'observateur ayant permis d'étayer l'analyse.
*Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.
L'étrangeté vécue par le témoin est importante, les PAN présentant pour lui des caractéristiques inhabituelles.
L'hypothèse de l'observation de traînées de condensation d'avions observées de très loin, est corroborée par les éléments suivants :
- Forme allongée et couleur blanche/jaune, typique pour de telles traînées observées pendant le lever ou le coucher du Soleil (autres exemples traités au GEIPAN en annexe 1).
- Dans ce contexte précis, à 17h35 et plein ouest, le Soleil au coucher offre un éclairage rasant qui rend les traînées de condensation à altitude de croisière particulièrement visibles. Alors que le ciel bascule déjà dans l'ombre du crépuscule, ces traînées restent fortement éclairées, ce qui accentue leur contraste et permet de les distinguer à plusieurs centaines de kilomètres.
- La situation aéronautique montre clairement la présence entre environ 220 et 265 km de distance (projetée au sol) de deux couloirs aériens très fréquentés orientés SO-NE passant au-dessus de la région de Toulouse (voir annexe 2).
- Les relevés météorologiques de Montpellier (donnés en annexe 3) permettent de relever un air exceptionnellement pur au moment de l'observation, avec une visibilité horizontale maximale (60km donné comme indication) ce qui favorise la visibilité des traînées de condensation.
- L'identification précise des aéronefs s'avère complexe en raison de la densité du trafic dans les couloirs aériens concernés à cette heure de la journée. Toutefois, l'analyse des photographies du témoin via le logiciel de traitement d'images IPACO (Annexe 4) permet d'établir des données techniques précises. Les calculs déterminent que ces avions évoluent à des altitudes de croisière comprises entre 8 et 9 km, pour une vitesse oscillant entre 800 et 916 km/h. Au moment de l'observation, ils se situent à une distance du témoin évaluée entre 275 et 314 km.
L'hypothèse développée par l'enquête permet de réduire l'étrangeté de cette observation, par conséquent, le GEIPAN classe le cas en « A », observation de trainées de condensation d'avions de ligne.
La consistance* de ce cas est bonne, malgré un unique témoignage, l'exploitation des cinq photographies réalisées par l'observateur ayant permis d'étayer l'analyse.
*Selon les critères du GEIPAN, la consistance est la quantité d'informations considérées comme fiables et objectivées, recueillies pour un témoignage.
L'étrangeté vécue par le témoin est importante, les PAN présentant pour lui des caractéristiques inhabituelles.
L'hypothèse de l'observation de traînées de condensation d'avions observées de très loin, est corroborée par les éléments suivants :
- Forme allongée et couleur blanche/jaune, typique pour de telles traînées observées pendant le lever ou le coucher du Soleil (autres exemples traités au GEIPAN en annexe 1).
- Dans ce contexte précis, à 17h35 et plein ouest, le Soleil au coucher offre un éclairage rasant qui rend les traînées de condensation à altitude de croisière particulièrement visibles. Alors que le ciel bascule déjà dans l'ombre du crépuscule, ces traînées restent fortement éclairées, ce qui accentue leur contraste et permet de les distinguer à plusieurs centaines de kilomètres.
- La situation aéronautique montre clairement la présence entre environ 220 et 265 km de distance (projetée au sol) de deux couloirs aériens très fréquentés orientés SO-NE passant au-dessus de la région de Toulouse (voir annexe 2).
- Les relevés météorologiques de Montpellier (donnés en annexe 3) permettent de relever un air exceptionnellement pur au moment de l'observation, avec une visibilité horizontale maximale (60km donné comme indication) ce qui favorise la visibilité des traînées de condensation.
- L'identification précise des aéronefs s'avère complexe en raison de la densité du trafic dans les couloirs aériens concernés à cette heure de la journée. Toutefois, l'analyse des photographies du témoin via le logiciel de traitement d'images IPACO (Annexe 4) permet d'établir des données techniques précises. Les calculs déterminent que ces avions évoluent à des altitudes de croisière comprises entre 8 et 9 km, pour une vitesse oscillant entre 800 et 916 km/h. Au moment de l'observation, ils se situent à une distance du témoin évaluée entre 275 et 314 km.
L'hypothèse développée par l'enquête permet de réduire l'étrangeté de cette observation, par conséquent, le GEIPAN classe le cas en « A », observation de trainées de condensation d'avions de ligne.