TUBUAI (987) 13.06.1990

Résumé
Observations par deux témoins indépendants de nombreux phénomènes lumineux silencieux : manque d'informations.
Description
Le GEIPAN continue à publier l'ensemble de ses archives sur son site public www.geipan.fr. Dans ses publications, figurent des cas anciens classés à l'époque (A, B, C ou D) et qui font aujourd'hui l'objet d'un réexamen, dans le seul but d'être plus pertinent dans les conclusions. Grâce à de nouveaux moyens techniques (logiciels) et à l'expérience d'enquête acquise depuis toutes ces dernières années, ce réexamen aboutit quelquefois à de nouvelles remarques voire à un changement de classification.
Ce cas d'observation précédemment classé D et nommé TUBUAI (987) 1990 fait partie d'un ensemble de cas réexaminés récemment.
Il concerne l’observation de plusieurs PAN lumineux par deux témoins indépendants le 13 juin 1990 entre 20 heures et minuit. Le premier témoin (T1), en promenade vers le mont Taita à TUBUAI aperçoit six disques lumineux illuminant les marais de Matahavi. Aucun bruit n'est entendu. Le témoin constate un déplacement vers minuit en direction du Nord-Ouest. Le deuxième témoin (T2) situé à HARAMEA a son attention attirée par trois lumières blanches au niveau de la montagne.
Le témoignage recueilli dans le procès-verbal est imprécis, incomplet et souvent contradictoire sur des points essentiels avec ce que le témoin principal a déclaré ultérieurement sur un autre support (voir le compte rendu d'enquête).
Par exemple, la direction d’observation, la forme des PAN, la présence ou non d’autres témoins, le caractère posé au sol ou en l’air du ou des PAN sont autant d’éléments qui diffèrent (voir le compte rendu d'enquête pour les autres points). Dans son deuxième support, le témoin fait l’hypothèse d’hélicoptères de l’armée, hypothèse qui n’a rien d’impossible mais qu’il n’a pas été permis de confirmer ou d’infirmer si longtemps après.
L’enquête des Gendarmes souffre de nombreuses lacunes, en particulier en ce qui concerne les données géographiques, ne permettant même pas de situer ni la position du témoin au moment de l’observation, ni celle des PAN et de leur trajectoire lors de leur disparition.
Ce qu’a vu le témoin T2 est aussi imprécis et ne se rattache pas forcément à l’observation de T1.
Lors de l’enquête initiale, le cas manquait déjà d’informations. Désormais la consistance pêche aussi par un manque de fiabilité. Il n’est pas possible de valider un quelconque caractère étrange et inexplicable à cette ou ces observations.
En conséquence le GEIPAN classe le cas en C : Manque d’informations fiables.